Société

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Mes Réflexions sur l’Avenir d’Haïti et sur le : “J’ai peur, mon cri du coeur ” de mon cher ami et frère Mario Andrésol.

Je viens de recevoir et de lire le dernier texte de l’ancien DG de la PNH intitulé: “J’ai peur, mon cri de coeur”. Le titre est évocateur et très surprenant. Étonnant même puisqu’il trahit la forte personnalité de Mario. Car dans des circonstances dangereuses et plus périlleuses Andrésol n’a jamais eu peur. Arrêté, bousculé, jeté en prison injustement, menacé de mort, Andrésol n’a jamais eu peur. Exilé, au chômage, Andrésol n’a jamais eu peur ni pour lui, ni pour sa femme, ni pour ses enfants.

Je connais un Mario Andrésol qui est extrêmement différent de celui décrit dans son texte.

Moi je connais un Andrésol brave, courageux, pénétrant, charmeur, séduisant, sûr de lui-même, défiant, bon soldat, commandeur exigeant, discipliné, méthodique et entrepreneur pour ne citer que ces attributs.

Tout ceci me porte à relire son texte pour mieux le pénétrer, mieux l’appréhender, mieux le comprendre et mieux l’interpréter.

J’ai peur, un cri du Mario Andrésol. Cela n’a pas de sens. Cela ne rime pas avec Andrésol.

Cela n’a peut-être pas de sens, mais Andrésol lui-même doit avoir une bonne raison de le dire.
D’après le texte, Andrésol tient sa peur de la sortie d’Anel de son antre et de sa balade dans les rues de Port-au-Prince en toute tranquillité. En effet, il n’y a pas eu la moindre tentative par la police de l’appréhender, alors qu’il y avait un mandat d’amener contre lui. D’ailleurs toujours en vigueur.
Moi, j’ai été choqué et surpris du défilé gratuit et non productif de ces puissants chefs de gangs et de leurs sbires au Champ de Mars. Pour moi, cette démonstration de force était inutile et nuisible dans la mesure où ces gens peuvent être considérés comme des alliés stratégiques du Gouvernement. L’adresse du Président de la République hier soir à la Nation semble accréditer cette thèse. Car, soudainement, tous ces gangs ennemis et rivaux ont marché ensemble et, chose curieuse, ont paradé tranquillement sans affrontement et sans inquiétude, comme si leur défilé faisait partie d’un scénario bien orchestré.

Le Palais National et Jovenel Moïse voulaient donner l’impression que des gangsters sous les ordres de l’opposition et des dealers de drogue menaçaient ce symbole. Manoeuvre maladroite et malicieuse dont le but ultime était de porter les Américains à venir sauver le fauteuil présidentiel.

Mon cher ami Andrésol, la parade des chefs de gangs en région métropolitaine n’est pas due au hasard, encore moins ne constitue pas une défiance envers l’autorité établie mais un alibi pour faire revenir les forces étrangères sur le sol sacré que nos ancêtres nous ont légué et que des apatrides régulièrement souillent en leur donnant l’occasion et en les invitant à le violer.

Ce sacrilège se perpétue, se répète et renouvelle tout au long de notre histoire et, ce faisant, piétine ainsi un passé glorieux de peuple et ternit le symbole que nous représentons de Première République Noire.

Mais soudain, coup de théâtre! Il semblerait que ces bandits de grand chemin, recherchés par la police ont percé le jeu et vite compris la manipulation des bandits légaux et le piège que ces derniers s’apprêtaient à leur tendre. En effet, après leur démonstration pacifique ce jour-là, les bandits des bidonville ont évité de retourner à leur quartier général, leur “baz”, l’Abattoir. Ils ont empoché l’argent qui leur avait été donné par des arroseurs officiels. Ils ont eu un bref moment de gloire. Comme disent les anglo-saxons “they had their 5 minutes of fame” et ont disparu une nouvelle fois quelque part dans l’aire métropolitaine.

D’un côté, ils ont berné les bandits légaux et momentanément ils jouissent d’une trêve entre eux. Ils ont aussi choisi d’ ignorer un plan infernal et diabolique qui consistait à attaquer les policiers qui sécurisaient les manifs et protègeaient les vies et les biens, pour ensuite s’en prendre au Palais National dans le but de provoquer un massacre. Par intuition ou par information, ils ont refusé de l’ exécuter.

D’un autre côté, la perspicacité du Directeur Général de la Police Nationale qui a vite compris que la présence visible et délibérée de bandits recherchés dans les manif du 13 Février était une provocation élaborée par des mains invisibles, nourrie par des motivations occultes et alimentée par une volonté sinistre de créer et de déclencher une guerre civile qui affaiblirait l’institution policière à jamais et son chef, ponctuellement. Heureusement l’Archange veillait. Encore une fois bravo Gédéon. Vous portez bien votre nom. Enfin, il s’agissait de faire porter la responsabilité d’un tel désastre à des leaders de l’opposition démocratique vivants ou tués dans la mélée ce jour-là. A tous ceux-là, visibles ou invisibles qui ont déjoué ce plan machiavélique, la Nation vous doit bien une fière chandelle. Le plan était parfait et le pouvoir en place aurait gagné sur plusieurs tableaux.

1-L’opposition démocratique aurait été décapitée, discréditée et affaiblie;

2-Le Chef de Police serait rendu responsable des bévues de ses hommes et devrait, devant un tel fiasco, remettre le tablier;

3-Le Premier Ministre et ses Ministres fantômes, face à cette situation, seraient acculés à la démission;

Alors le Président aurait gagné sur tous les tableaux. Retour des forces étrangères pour le protéger; se débarrasser de tous ceux-là qui l’empêchent de tourner en rond; galoper vers des élections bidons; entraver définitivement le procès PetroCaribe et concocter des plans encore plus machiavéliques.

Voilà ce qui explique la colère et la déception lues hier soir sur le visage du Président Moïse. Il s’est senti trahi et berné par les chefs des gangs, et abandonné par le ciel. Alors, il a prononcé un discours désarticulé, furieux contre les bandits des bidonvilles, contre les bandits légaux, contre les dealers de drogue (on se rappelle de son bras autour du cou d’un d’entre eux déporté aux USA), contre les leaders de l’opposition et enfin contre le Premier Ministre qu’il a accusé d’être incapable à résoudre la crise politico-sociale qui s’aggrave chaque jour.

Rien n’explique néanmoins que Jean-Henry Céant s’accroche tant à ce poste puisqu’il ne le tient pas d’une certaine majorité qu’aurait détenue son parti Remmen Ayti à l’Assemblée Nationale. Le pire c’est qu’il se tait, ne communique pas et n’explique pas ni ses actions ni ses omissions d’agir. Il est là et attend pour s’asseoir sur le fauteuil présidentiel. Il en est à sa troisième tentative. Les deux premières étaient à travers les urnes où, la dernière fois, il avait, une fois de plus, piteusement échoué avec un score de 0,78℅. Pour lui, c’est maintenant ou jamais. Qui sait?

En attendant, il se fait humilier. Et comme un chat, il fait le dos rond devant le berger allemand .C’est piteux, génant et honteux!

Tout ceci, mon cher ami Mario Andrésol, pas besoin de te mettre dans un tel état au sujet des gangs des bidonvilles puisqu’ils sont connus, localisés, fixés. Les plus dangereux sont les chefs de gang en costumes et cravates, les gangters à col blanc, les bandits légaux aux accoutrement onéreux se retrouvent partout et nulle part tant ils ont infiltré tous les sphères de notre quotidien.

Ces bandits sont à craindre parce qu’ils retrouvent parmi les autorités élues, les autorités nommées, les hommes d’affaires et les grands et petits fonctionnaires. Ils sont de tous les milieux, de toutes les origines sociales, de toutes les couleurs et de toutes nationalités. Ils n’ont qu’un seul maître et un seul dieu: l’argent, de préférence l’argent obtenu illicitement ou sale.

Mon cher Mario, prend le temps d’observer: malgré la fumée quasi-permanente des gaz lacrymogènes, la peur est lentement entrain de changer de camp. Le peuple est dans les rues parce qu’il n’a rien à faire ni rien à perdre .Et cette situation durera tant que nos élites ne comprendront que notre mal et notre problème sont d’ordre social. Et c’est pourquoi le Président Jovenel ne s’est pas adressé au peuple au soir de ce 14 Février.Comme un époux infidèle et coupable il ne peut pas le regarder dans les yeux et continuer à pérorer qu’il a mis de la nourriture dans son assiette,(au contraire le peu que ce peuple avait, il le lui à soustrait) et l’argent dans des poches (au lieu d’y mettre de l’argent il les lui à coupées). Sinon son décor aurait été tout autre et surtout pas trois drapeaux…!

Mieux inspiré, il aurait choisi trois feuilles ou un Arc-en-Ciel. Mais il n’est pas encore trop tard…Il est 2h45.

Père Jean-Miguel Auguste

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miguelnov19@gmail.com

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