Société

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La politique est trop souvent une affaire d’hommes.

Le leadership des femmes et leur participation à la vie politique sont partout menacés dans le monde : tel est le constat effectué par l’organisation des Nations-Unies (ONU) qui note qu’elles sont sous-représentées, aussi bien comme électrices que les fonctions dirigeantes. Et ce, malgré leurs compétences maintes fois démontrées et en dépit de leur droit de participer en toute égalité à la gouvernance démocratique. Et d’ailleurs, le leadership féminin est tellement dynamique, ce n’est pas pour sans raison qu’en politique, les français font plus de confiance aux femmes. Malgré les efforts déployés par les hommes pour empêcher aux femmes de développer leurs compétences, elles se sont libérées et prouvées au monde entier qu’elles ont un leadership naturel. Analphabètes ou intellectuelles, les foyers sont administrés par les femmes. À travers le monde, elles s’affirment et impressionnent par leur capacité de faire autant et parfois mieux que les hommes. Et là, on peut citer des femmes comme la chancelière Allemande Angela Merkel,femme la plus puissante du monde; Michelle Bachelet ancienne présidente chilienne; Aung San Suu Kyi, après sa large victoire aux élections législatives de 2015 à la tête de la Ligue Nationale Pour la Démocratie, l’ancienne figure iconique de l’opposition à la junte militaire birmane, Prix Nobel de la Paix en 1991 et ancienne cheffe du gouvernement de son pays Birmanie; Christine Lagarde, ancienne directrice du Fond Monétaire International(FMI).

À ce stade, il faut rappeler que la bataille pour l’émancipation des femmes a été également menée en Haïti même quand depuis notre indépendance, les machistes qui ont rédigé l’histoire faisaient le black-out total sur les héroïnes. Ce comportement machiste persiste et arrive jusqu’aujourd’hui au parlement haïtien à tel point le bureau actuel du Sénat de la République ne contient aucune femme alors que la constitution fait obligation aux institutions de respecter le quota. Pour le nouveau bureau, je veux croire que les sénateurs n’auront pas le courage de violer, à nouveau, l’article 17.1 de la constitution.

Parce-que comment peux-tu vouloir changer les autres lorsque tu n’admets pas de changer toi-même?

Christine OLIVIER

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