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Haiti – Remobilisation des FAd’H: « Les États-Unis garderont la porte ouverte pour discuter avec le gouvernement, mais priorise la police nationale »,

Y’AP VINI PITI PITI – PREZIDAN JOVENEL AP FINI PA FÈ YO RESPEKTE VOLONTE NASYONAL
National –

Le nouvel ambassadeur des États-Unis d’Amérique en Haïti, Mme Michele Sison, n’a pas écarté la possibilité d’un éventuel accord de coopération entre son pays et Haïti autour de la remobilisation des Forces armées d’Haïti, mais déclare prioriser pour l’instant la police nationale.
Répondant à une question au cours d’une conférence-débat au Campus Henry Christophe de Limonade ( CHCL), sur les raisons pour lesquelles les États-Unis ne veulent pas «assister» les nouvelles forces armées du pays, la diplomate américaine explique, d’entrée de jeu, que son pays appuie depuis plus de 20 ans la Police nationale d’Haïti « en l’aidant à améliorer sa capacité institutionnelle et augmenter ses effectifs pour mieux servir le peuple haïtien ».
« La Police nationale d’Haïti a fait des progrès significatifs ces dernières années et nous avons soutenu des programmes visant à renforcer la police de proximité, à lutter contre la criminalité transnationalle », a fait savoir la diplomate.
Mme Sison rappelle plus loin que, dans le Nord et le Nord-Est, les États-Unis ont construit une prison à Fort-Liberté, des commissariats de police à Caracol et Terrier-Rouge, et les installations du Bureau de lutte contre le trafic des stupéfiants (BLTS) au Cap-Haïtien.
Par ailleurs, Michele Simon signale que les États-Unis garderont la porte ouverte dans des discussions avec le gouvernement sur ce sujet (celui de l’armée ), rappelant dans la foulée la récente visite à Washington du ministre de la Défense Hervé Denis.
Estimant qu’Haïti est un pays souverain, la diplomate américaine croit savoir que les forces armées sont rétablies pour répondre aux catastrophes naturelles et pour surveiller les frontières.
«Haïti trace sa propre voie de développement, en concevant et mettant en œuvre des solutions adaptées à ses propres défis. Nous, de l’ambassade des États-Unis, nous sommes ici pour travailler avec Haïti en vue d’un avenir prospère et démocratique pour tous les Haïtiens », a fait remarquer le nouvel ambassadeur américain avant d’ajouter qu’ils sont fiers que le soutien des États-Unis aide à promouvoir les opportunités économiques, à élaborer une stratégie globale de sécurité alimentaire, à fournir l’accès aux soins de santé de base et aux services d’eau et d’assainissement, à renforcer les institutions et la gouvernance et à améliorer les opportunités d’éducation pour les jeunes », souligne la diplomate devant une pléiade de personnalités issues du monde universitaire, de la presse et de la coopération.
«Haïti et les États-Unis partagent un engagement fort pour la liberté, la démocratie et de l’État de droit», rapelle la diplomate américaine.
«Nous partageons aussi une longue histoire, notre avenir est étroitement lié au fait que près d’un million d’Haïtiens-Américains contribuent chaque jour, tant à la prospérité des États-Unis qu’à la croissance économique d’Haïti.»

Selon l’ambassadeur Sison, les États-Unis ont énormément de respect pour le peuple haïtien et sont très fiers du partenariat avec Haïti.
« Aujourd’hui, après une période d’impasse politique, Haïti a mis en place un gouvernement démocratiquement élu. À présent, les États-Unis et la communauté internationale ont donc un partenaire à long terme avec lequel ils peuvent collaborer, pour aider le pays à construire un avenir prometteur. Nous continuons à travailler sans relâche pour soutenir les objectifs et la vision du gouvernement haïtien et les aspirations de son peuple », se réjouit Mme Michele Sison au cours de cette conférence au Campus Henry Christophe de Limonade.
Au cours de sa première visite dans le région, l’ambassadeur Michele Sison a pu visiter le site de Labadie, le parc industriel de Caracol et a loué le soutien de son pays à traverses divers sphères de coopération.

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