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La course aux armements nucléaires un fléau qui ronge le monde et un obstacle majeur qui rend précaire la paix mondiale.

AUTEUR : CAMILLE JEAN-DILHA

Lors de la 74e assemblée générale des nations unis le Président Recep Tayyid Erdogan a relancé le débat sur la détention des armes nucléaires et critiqua l’accord du TNP. A la tribune de l’ONU le président turc Erdogan a demandé que tous les pays soient mis sur un pied d’égalité face à l’arme nucléaire. Il disait : «  nous faisons face à un problème d’injustice a-t-il expliqué». Et ceux qui la possèdent l’utilisent comme moyen de pression, menaçant ceux qui ne l’ont pas. Toutefois il faut rappeler que la Turquie a signé en 1980, le traité de non-prolifération nucléaire (NTP) ce qui l’empêche d’avoir un programme nucléaire militaire. Ce texte opère une discrimination légale entre les Etats « dotés » de l’arme nucléaire (l’États-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni et France). Et les Etats « non- dotés » qui s’engagent à ne pas acquérir l’arme nucléaire, en échange d’une aide dans le développement du nucléaire civile. Le président Erdogan se sentait lésé par rapport à ses concurrents régionaux notamment Israël, seul pays ayant doté d’arme nucléaire au Moyen-Orient, même s’il n’a jamais signé le TNP, tout comme l’inde et le Pakistan, autres possesseurs de la bombe qui ne sont donc pas tenu de respecter des textes qu’ils ne reconnaissent pas. Ce qui n’est pas le cas de l’Iran, signataire aussi du TNP.
Une approche historique sur les armes nucléaires nous permettra de mieux comprendre l’enjeu de ce problème soulevé par Recep Tayyid Erdogan. La genèse de l’histoire de l’arme nucléaire est marquée par le projet de Manhattan pendant la seconde guerre mondiale, puis se poursuit par la course aux armements nucléaires pendant la guerre froide, et aboutit à une période de désarmement nucléaire dans le cadre de négociations internationales. Cependant l’idée d’une bombe atomique a vu le jour dans l’année 1910 où les physiciens commencent à envisager l’emploi de l’énergie atomique dès les années 1920 Otto Hahn, et Lise Meither et, les premières expériences Mico-Fermi ou l’équation innovatrice en la matière sont réalisés dans la première moitié des années 1930. Mais la possibilité de fabriquer une bombe atomique devient plus évidents après la première fission nucléaire réalisée en décembre 1938 à l’institut Kaiser Wilhelm de Berlin par Otto Hahn et son collaborateur Fritz Strassman. Dès lors, une course à l’arme atomique commence. En Allemagne avec le projet uranium lancé en avril 1939 conduit notamment par Kurt Diebner, Walther Gerlach et Werner Heisenberg mais aussi en France où des travaux sont effectués […] entre 1939-1940 des communications sont alors faites et des brevets déposés dont un décrit le principe de la bombe atomique. Une filière britannique se développa également […]. Finalement les allemands ne parviendront pas, nonobstant que la construction de plusieurs piles automatiques expérimentales, à mettre au point une bombe atomique comparable à la bombe américaine, l’historien allemand dans un livre paru en 2005 sous le titre allemand Hitlers Bombe (la bombe d’Hitler, 2005) qu’ils ont fait des essais de bombes équivalents à des armes nucléaires tactiques entre 1944 et 1945[…] les physiciens allemands et japonais entreprit également un programme nucléaire mais ils ne réussirent pas. A l’opposée ce sont les américains qui ont réussi a mis au point et assemblée la bombe atomique durant le projet Manhattan, Albert Einstein l’a mis sur pied après voir adressé une lettre à Franklin Delano Roosevelt, cette lettre contenait des informations qui confirma les recherches sur la fission qui ont été effectué par l’Allemagne Nazie le 2 Aout 1939. Einstein expliqua que cette bombe est capable de libérer une énergie si colossale qu’elle pourrait détruire une ville entière. En 1940 le 14 aout le comité pour l’uranium a été mis sur pied par Roosevelt. Le 16 juillet 1945 sur la base aérienne d’Alamogordo était la scène ourdie pour les tests baptisé Trinity. Selon la petite histoire kenneth Bainbridge le responsable des essaies glisse à l’oreille de Robert Oppenheimer, qui avait déclaré : « je suis la mort, le destructeur des mondes, et à partir de maintenant nous sommes deux fils de putes ». Le 6 aout 1945 Harry Truman a remplacé Roosevelt donna l’ordre de larguer une bombe atomique dans le but de fait capitulé le japon […]
Que dit le droit international sur les armes nucléaires ?
Le droit international condamne son utilisation, qualifiée de crime contre l’humanité par la résolution de l’ONU en 1961, voire même la seule menace de son emploi selon l’avis de la cour international de justice 1996. Les Etats nucléaire de leurs côtés pour justifier le maintien de leurs arsenaux brandissaient la sécurité nationale, une telle posture incita d’autres pays à vouloir se doter d’arme nucléaire et donc pour accroit leur sécurité nationale et celui du monde. Peut-on parlé de violation de la non-prolifération ? Quelle est –elle la règle ? La règle essentielle est celle de «  non-prolifération ». Après la première utilisation de l’arme nucléaire à Hiroshima et Nagasaki (1945), la prolifération ne fut pas immédiate mais rapide : l’union soviétique et les quatre autres grandes puissances parvinrent assez vite à la possession de cette arme létale par excellence. Les puissances détentrices se hâtèrent alors de faire signer aux non-détenteurs un engagement de non-prolifération ce fut le traité de 1970, que l’on cherchait à mettre à jour en 2005. Les signataires sont actuellement au nombre de cent-quatre-vingt-huit. On pensait ainsi le présent et l’avenir. On ne le contrôlait, à vrai dire que dans le cadre de deux grands blocs capables d’imposer leur volonté et décidés à coexister plutôt qu’à s’anéantir mutuellement. Cet accord a connu son premier faux pas lors de l’absence de l’engagement, cette faille a permis à l’inde, le Pakistan et Israël a fait l’acquisition des armes nucléaires, cette acquisition annonce la précarité de l’accord de la non-prolifération et le danger se planait dans le Proche-Orient. Aujourd’hui la Corée du nord et l’Iran manifestent leur intention de se doter de l’arme nucléaire. L’Iran est la première a dénoncé son engagement à la non-profération et affirmait son droit de pratiquer l’enrichissement de l’uranium … susceptible de servir à la confection de cette arme.
Le contexte politique n’est –il pas l’un des facteurs qui permet l’évolution des armes nucléaires ?
Le contexte politique et juridique de la dissuasion nucléaire a considérablement évolue depuis la fin des années quatre-vingt. Des accords de désarmement nucléaire (et non plus de simple maitrise des armements) ont été conclus. Un traité d’interdiction complète des essais a été signé. Les « zones exemptes d’armes nucléaires » se sont multipliées. De nouveaux pays ont adhère au TNP dont la chine et la France. Pourtant il semble que le désarmement et la non-prolifération nucléaire aient désormais atteint un palier, qu’il ne sera pas possibles de dépasser a échéance prévisible. Les zones exemptes couvrent désormais presque toute la planète «  non nucléaire ». Le TNP est devenu un accord de sécurité quasiment universel : les seuls pays qui n’en sont pas membres sont, à l’exception de cuba, des Etats nucléaires de fait. D’immenses arsenaux demeurent en Russie, mais aussi aux États-Unis. Et les contraintes techniques et financières du démantèlement sont telles que ces stocks ne pourraient en tout état de cause être réduits que très progressivement. En outre, le désarmement se heurte désormais à de nouveaux obstacles. Le traité START-2, signé en janvier 1993, n’est toujours pas en vigueur. Et les États-Unis, la Russie et la chine sont désormais beaucoup moins enclins à envisager de nouvelles réductions d’armes. La Russie compte sur l’atout nucléaire pour pallier son déficit de puissance et tente de bâtir une capacité de «  contre-dissuasion »lui permettant de s’opposer à une intervention américaine en Asie qui heurterait ses intérêts. Moscou et pékin tirent également argument de la volonté américaine de déployer un bouclier antimissile : les deux pays veulent se donner la possibilité d’accroitre ou de diversifier leur arsenal en tant que besoin pour leur garantir une capacité de frappe significative sur le territoire américain. La négation, à Genève, d’un traité d’interdiction de la production des matières fissiles pour les incertitudes nouvelles du contexte stratégique les incident à  la prudence, et refusent de ratifier le traité d’interdiction des essais. La théorie L’arms control tel qu’il a été pratiquée pendant la guerre froide semble bien appartenir au passé. Le caractère central de la relation stratégique américano-russe, celle qui a suscité les accords SALT/ABM, le traité FNI et les START, ne rend plus compte de la dynamique nucléaire tripolaire-Moscou, Pékin, Washington- qui se met en place aujourd’hui. Il supposait une relation d’égal à égal qui ne correspond plus à la vision des États-Unis. Ceux-ci ne veulent reconnaitre un tel statut ni à la Russie-qui n’est plus que l’ombre de l’Union soviétique- ni à la chine – qui ne doit pas devenir un concurrent de même niveau. Les arguments de ceux que l’on appelait autrefois les « faucons » rencontrent désormais un large écho. Pour Colin Gray, la maitrise des armements est impossible lorsqu’elle serait nécessaire, et inutile lorsque les conditions politiques la permettent. Richard Perle, pour sa part, proclame que le rapport cout/bénéfice dont a la maitrise des armements est systématiquement défavorable aux Etats occidentaux et rappelle que les parties prenantes s’empressent toujours de trouver les moyens de contourner les accords sitôt qu’ils sont signés. Le statut nucléaire reste perçu comme un atout de puissance. C’est très clairement le cas aujourd’hui, et peut-être plus encore qu’au temps de la guerre froide, pour la Russie et pour la Chine. Mais c’est également pour les pays occidentaux […] la protection en dernier ressort qu’ils accordent à leurs alliées européens et asiatiques leur assure une influence particulière. De même, la capacité nucléaire continue de donner au Royaume-Uni et à la France un poids particulier au sein de l’alliance Atlantique. Enfin, pour l’Europe, la question nucléaire comme l’une des clés de l’autonomie stratégique vis-à-vis des États-Unis se posera sans doute dès que la politique européenne de sécurité et de défense sera assise sur des capacités conventuelles crédibles.
L’attrait pour le nucléaire s’est également confirmé, dans la dernière décennie du dernier siècle, hors de la sphère des puissances établies. L’inde et le Pakistan ont proclamé leur statut nucléaire […] d’autres cherchent à se doter d’armes nucléaires : L’Iran, L’Irak, la Corée du Nord-qui pourrait déjà disposer d’une ou deux armes si l’on en croit les déclarations de la C.I.A
Que symbolise l’arme nucléaire dans l’ordre mondial actuel ?
Dans l’ordre mondial actuel, l’arme nucléaire symbolise la puissance d’un Etat, son prestige, et lui garantit une position dominante. Les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU sont les cinq Etats nucléaires officiels. S’étant arrogé le droit d’avoir leur dissuasion nucléaire, ils interdissent à d’autres Etats de faire de même et menacent de sanctions ces « voyous » accusés de vouloir ces mêmes armes nucléaires. Le concept de dissuasion nucléaire pervertit les esprits en légalisant le fait de prendre en otage et de menacer de souffrance des millions d’innocents. La mentalité nucléaire institue donc le terrorisme d’Etat comme la norme des relations internationales. Le nucléaire civil, troisième pilier du traité de non-prolifération, vient parfaire le tableau. Pour les Etats non dotés d’armes nucléaires, la contrepartie de leur renonciation au nucléaire militaire est l’accession facilitée au nucléaire civil. Cette technologie dangereuse et inutile, aux couts faramineux, devient pour un Etat le symbole de sa puissance, de sa modernité et de sa richesse. Les Etats nucléaires assurent ainsi de juteux contrats d’équipements à leurs industriels du secteur. Le nucléaire civil est le néo-colonialisme parfait, créant la dépendance technologique sous haute dangerosité. Les peuples concernés sont totalement déconsidérés, les citoyens n’ont aucun droit de parole face au monstre militaro-industriel du nucléaire qui impose par effraction. L’arme nucléaire symbolise aussi un atout pour la corruption dans les institutions démocratiques. Le nucléaire militaire donne à un chef d’Etat le pouvoir absolu de vie et de mort sur tous et même sur toute la planète. Le nucléaire civil donne à un appareil industriel le contrôle de la société. Le nucléaire civil et militaire est asservissement politique parfait des citoyens. Aux citoyens la responsabilité s’en affranchir !
Les armes nucléaires faut-il lutter pour leurs abolis, si on veut vraiment la sécurité du monde ?
Si l’on veut la sécurité du monde à long terme, il faut de toute manière allé plus loin que le maintien de l’actuelle non-prolifération. L’abolition universelle semble en fait la seule perspective raisonnable. Car, derrière la possession il y a toujours, qu’on le veuille ou non, une menace d’emploi, au moins par rétorsion désespérée. Menace réelle, effective. Même si elle n’est pas exprimée dans une rhétorique des stratégies. Là est la vraie question. Le belligérant américain prétendait parfois que l’énigme ne vient pas des possesseurs, mais celui des Etats cherchant à parvenir à la possession. Cependant, comme le disait un diplomate brésilien, «  on ne peut bruler de l’encens sur l’autel des armes nucléaires et, en même temps, accuser d’hérésie celui qui cherche à devenir membre du club ». Au nom de quoi, sinon de la force, les non-possesseurs reconnaitraient-ils un privilège définitif aux possesseurs ? Parce qu’ils sont les premiers à être parvenus à la possession ? L’argument ne tient pas. Ce sont en général des grands : cet argument est réaliste, mais il reste faible pour créer un droit ou des obligations marquées du sceau du droit, et ne tient pas lorsque les circonstances changent : or, elles ne cessent de changer. Certains tentent d’ajouter à la notion de force l’idée de sagesse : les grands tendraient à être sages, mesurés, tandis que les petits-un certain nombre en nombre en tout cas- seraient davantage imprévisibles ou voyous selon la qualification récemment appliquée à l’Irak, L’Iran, à la Syrie. On l’appliquerait de bon cœur à Cuba, s’il en était besoin. Pour illustrer la sagesse des grands, on cite les États-Unis et L’union Soviétique au temps de la guerre froide. On ne saurait pourtant idéaliser l’équilibre de la terreur ni oublier l’épisode des fusées de Cuba. On s’est trouvé à ce moment-là au bord du précipice.
Recep Tayyid Erdogan n’avait-il pas raison ? Pourquoi les puissances nucléaires ne voulaient pas la légitimation de l’arme nucléaire ? Dans les jours avenir la Turquie lancera-t-elle- dans la course aux armes nucléaires ?
Notes [1]
J. Robert Oppenheimer physicien, père de la bombe atomique américaine disait ce qui suit : «  nous savons très bien ce que nous ferions si nous devions signer une convention [délimitation des armes nucléaires] : nous ne fabriquerions pas d’armes atomiques, au moins pas pour commencer, mais nous construirions d’énormes installations que nous appellerions centrales de production d’énergie… nous concevrions ces installations de telle manière qu’elles puissent être converties avec la plus grande facilite et le minimum de temps pour la productions d’armes atomiques ».
[2] David E. Sanger, « the nuclear age, minus the rules », New York Times, 26 février 2005
[3] a des moments divers, le brésil, l’argentine, l’Afrique sud ont renoncé, eux, à la fabrication ; L’Ukraine à la détention
[4] le 8 aout 1945, deux jours après le bombardement d’Hiroshima, Albert Camus écrit ces quelques lignes dans le journal combat : la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l’utilisation intelligente des conquêtes de l’homme. Pour la première fois dans l’histoire de guerres, l’homme a en quelques secondes effacé l’existence d’une ville, vaporisée près de 70000 personnes et fait presque autant de victimes a postériori, durant la fin de l’année 1945, aux des suites de l’usage de l’arme atomique.
[5] la cour international de justice rend le 8 juillet un avis consultatif qui déclare que «  la menace ou l’emploi d’armes nucléaires serait généralement aux règles du droit international applicable dans les conflits armées », néanmoins, la cour précise en conclusion qu’ «  au vu de l’état actuel du droit international, ainsi que des éléments de fait dont elle menace ou l’emploi d’armes nucléaires serait licite ou illicite dans une circonstance extrême de légitime défense dans laquelle la survie même d’un Etat serait en cause »
[6] fin décembre 2016, lors de l’assemblée générale de L’ONU, 113 pays contre 35 et 13 abstentions votent la résolution L41, afin de convoquer une conférence «  chargée de négocier un instrument juridiquement contraignant d’interdiction des armes nucléaires conduisant à leur élimination totale » cette conférence aboutit au vote à l’assemblée générale des nations Unis, le 7 juillet, du traité sur l’interdiction des armes nucléaires, approuver par 122 pays sur 192.
AUTEUR : CAMILLE JEAN-DILHA étudiant- chercheur à (INAGHEI, EDSEG, MAS, JAPC)

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