News

News

Gary Bodeau: 
« Il faut un remaniement ministériel »

Le député de Delmas, qui est parvenu à la présidence de la Chambre des députés après moult tractations, après le refus de Cholzer Chancy de se porter candidat, peut se targuer de la confiance de ses pairs des différents blocs politiques qui composent l’assemblée. Se faire élire par acclamation est un atout que compte utiliser Gary Bodeau pour poursuivre l’œuvre entamée par son prédécesseur, lui-même allié de PHTK. Gary Bodeau, que d’aucuns taxent d’habile stratège, à qui beaucoup reprochent d’avoir coupé l’herbe sous le pied à Cholzer Chancy pour paver sa voie, ne veut pourtant retenir de l’année législative précédente que du mieux. « La Chambre des députés a quand même fait œuvre qui vaille », a-t-il estimé.
Le président de la Chambre basse, deux fois questeur, en plus de dérouler ses bonnes intentions, a dézingué le président américain Donald Trump dont les propos racistes et xénophobes envers Haïti, le Salvador et des nations africaines ont provoqué une vague d’indignation ailleurs. Gary Bodeau, qui a pris du temps pour réagir sur la question, a évoqué l’ignorance de ces déclarations et a mis en évidence les relations historiques entre les deux peuples. « Ce sont des déclarations vulgaires. Nous ne pouvons pas perdre notre temps à écouter un président qui débite des déclarations qui ne sont pas dignes d’un président. Bien qu’il a écrit sur son compte Twitter pour dementir la nouvelle, des sénateurs l’ont confirmé », a déclaré Bodeau, peu après une rencontre avec des congressmen américains.
« Les peuples haïtien et américain sont condamnés à vivre ensemble, à collaborer ensemble. Donc, la présidence de Trump est d’une durée éphémère, après 4 ans, il y aura un autre leadership aux États-Unis », a enchaîné Gary Bodeau, soulignant, avant de passer à autre chose, que le peuple haïtien est un peuple fier et que la diaspora haïtienne travaille dignement et d’arrache-pied pour éduquer ses enfants chez l’Oncle Sam. Bodeau, qui aspire à insuffler un nouveau leadership à la tête de ladite Chambre, mettra dès cette semaine le cap sur la formation des commissions permanentes, colonnes vertébrales de la Chambre des députés. Sans leur dynamisme la chambre ne vaudra que dalle. Après, ce sera le temps de l’inventaire des projets et propositions en souffrance.
Au cours de sa présidence, Gary Bodeau, député de Bouclier mais allié de PHTK, qui promet d’être au-dessus de la mêlée, comme il clame l’« avoir toujours été » lors de ses deux années aux manettes de la questure, espère voir s’opérer un virage vers la qualité en ce qui a trait aux différents textes sur lesquels les élus doivent plancher dans le courant de l’année législative 2018. Il va s’y atteler, à l’entendre. « Souvent nous votons des lois dont l’application n’a pas de répercussions positives sur la vie de la population alors même que nous vivons dans un pays où tout est urgent. Nous allons mettre l’accent sur des lois à caractère social, comme le crédit étudiant déjà voté au Sénat, la loi sur les personnes à mobilité réduite par rapport aux normes de construction, celles ayant rapport à la consommation et gestion de déchets, aux problèmes fonciers […] », a-t-il souligné.
Gary Bodeau, sachant que l’image de la Chambre des députés dont il tient les rênes est des plus écornées, croit que s’ils [les députés] parviennent à voter ces textes, cela pourra aider à un changement de perception sur le Parlement. « Nous allons mettre un ‘’task force’’ sur l’ensemble des décrets évoqués sous la gouvernance de Gérard Latortue. Nous allons mettre sur pied une commission pour travailler là-dessus aux fins de convertir ces décrets en lois. Nous allons mettre aussi l’accent sur les priorités de l’exécutif avec des lois qu’il pense être importantes par rapport à la gouvernance de ce pays », a-t-il détaillé. Mais rien ne sera facile pour Gary Bodeau, bref, pour le nouveau bureau. Tenir des séances régulières à la Chambre basse se révèle toujours une incertitude tant les élus ne sont guère présents au bord de mer. Il va devoir se donner à fond sur ce front.
Quant à savoir si l’APH, regroupement des parlementaires de la majorité dont Gary Bodeau est issu, dispose d’indéboulonnables ministres au gouvernement, le parlementaire se veut du moins circonspect, sinon prudent, voire philosophe. « Il faut poser cette question au président du bloc majoritaire (APH), le député de Léogâne, Wilson Hippolyte. J’ai été aux élections avec le président de la République et j’ai de l’influence sur tous les ministres. Le régime présent ne tombe pas du ciel, c’est le résultat d’une bataille historique. Une bataille que nous avons menée dans l’opposition qui a accouché ce régime », a-t-il dit au cours de cette entrevue exclusive accordée au Nouvelliste. Gary Bodeau, alors même que d’aucuns pensent que le ministre de la Planification n’est pas plus que son faucon, clame qu’il n’a pas de ministre au gouvernement.
Dans un contexte où la question de renvoi de certains ministres inexistants est de plus en plus évoquée dans les couloirs scabreux du pouvoir Tèt kale, le président de la Chambre des députés, qui n’est pas favorable à un départ du très absent Premier ministre Jack Guy Lafontant en vue de « préserver la stabilité », indique tout de même qu’il « faut un remaniement ministériel ». « Un remaniement ministériel donnera un nouveau souffle à ce gouvernement », soutient l’élu de Delmas, 40 ans. Mais Gary Bodeau, politique, relativise. « Il revient au chef du gouvernement de voir si son gouvernement mérite d’être remanié ou pas. Au niveau de la Chambre des députés, nous allons faire mercredi et jeudi des séances de contrôle. Après l’évaluation, les présidents de blocs peuvent avoir à prendre position, mais le remaniement, c’est l’affaire de l’exécutif. »
Gary Bodeau, jeune loup de l’arène politique qui n’a pas peur d’en découdre aux plus vieux, regarde l’année législative avec les yeux grands ouverts sur l’avenir, une année qui sera riche en défis. Quand on lui demande si la mainmise du PHTK sur la Chambre des députés ne va pas hypothéquer le travail parlementaire, constitué de contrôles sur d’éventuelles dérives et de questionnements permanents sur le gouvernement, Bodeau indique que c’est un bureau pluriel qui est institué et qu’aucun parti n’en a le contrôle. Mais il faut comprendre que, à l’exception de Guerda Benjamin, la deuxième secrétaire, tous les autres membres du bureau sont issus de la majorité PHTK et alliés. Sur la très importante question de l’amendement de la Constitution, le président de la.  Chambre basse, conscient du travail de la commission, dit attendre le rapport, histoire de le soumettre à l’appréciation de l’assemblée.

Le député de Delmas, qui est parvenu à la présidence de la Chambre des députés après moult tractations, après le refus de Cholzer Chancy de se porter candidat, peut se targuer de la confiance de ses pairs des différents blocs politiques qui composent l’assemblée. Se faire élire par acclamation est un atout que compte utiliser Gary Bodeau pour poursuivre l’œuvre entamée par son prédécesseur, lui-même allié de PHTK. Gary Bodeau, que d’aucuns taxent d’habile stratège, à qui beaucoup reprochent d’avoir coupé l’herbe sous le pied à Cholzer Chancy pour paver sa voie, ne veut pourtant retenir de l’année législative précédente que du mieux. « La Chambre des députés a quand même fait œuvre qui vaille », a-t-il estimé.

Le président de la Chambre basse, deux fois questeur, en plus de dérouler ses bonnes intentions, a dézingué le président américain Donald Trump dont les propos racistes et xénophobes envers Haïti, le Salvador et des nations africaines ont provoqué une vague d’indignation ailleurs. Gary Bodeau, qui a pris du temps pour réagir sur la question, a évoqué l’ignorance de ces déclarations et a mis en évidence les relations historiques entre les deux peuples. « Ce sont des déclarations vulgaires. Nous ne pouvons pas perdre notre temps à écouter un président qui débite des déclarations qui ne sont pas dignes d’un président. Bien qu’il a écrit sur son compte Twitter pour dementir la nouvelle, des sénateurs l’ont confirmé », a déclaré Bodeau, peu après une rencontre avec des congressmen américains.
« Les peuples haïtien et américain sont condamnés à vivre ensemble, à collaborer ensemble. Donc, la présidence de Trump est d’une durée éphémère, après 4 ans, il y aura un autre leadership aux États-Unis », a enchaîné Gary Bodeau, soulignant, avant de passer à autre chose, que le peuple haïtien est un peuple fier et que la diaspora haïtienne travaille dignement et d’arrache-pied pour éduquer ses enfants chez l’Oncle Sam. Bodeau, qui aspire à insuffler un nouveau leadership à la tête de ladite Chambre, mettra dès cette semaine le cap sur la formation des commissions permanentes, colonnes vertébrales de la Chambre des députés. Sans leur dynamisme la chambre ne vaudra que dalle. Après, ce sera le temps de l’inventaire des projets et propositions en souffrance.
Au cours de sa présidence, Gary Bodeau, député de Bouclier mais allié de PHTK, qui promet d’être au-dessus de la mêlée, comme il clame l’« avoir toujours été » lors de ses deux années aux manettes de la questure, espère voir s’opérer un virage vers la qualité en ce qui a trait aux différents textes sur lesquels les élus doivent plancher dans le courant de l’année législative 2018. Il va s’y atteler, à l’entendre. « Souvent nous votons des lois dont l’application n’a pas de répercussions positives sur la vie de la population alors même que nous vivons dans un pays où tout est urgent. Nous allons mettre l’accent sur des lois à caractère social, comme le crédit étudiant déjà voté au Sénat, la loi sur les personnes à mobilité réduite par rapport aux normes de construction, celles ayant rapport à la consommation et gestion de déchets, aux problèmes fonciers […] », a-t-il souligné.
Gary Bodeau, sachant que l’image de la Chambre des députés dont il tient les rênes est des plus écornées, croit que s’ils [les députés] parviennent à voter ces textes, cela pourra aider à un changement de perception sur le Parlement. « Nous allons mettre un ‘’task force’’ sur l’ensemble des décrets évoqués sous la gouvernance de Gérard Latortue. Nous allons mettre sur pied une commission pour travailler là-dessus aux fins de convertir ces décrets en lois. Nous allons mettre aussi l’accent sur les priorités de l’exécutif avec des lois qu’il pense être importantes par rapport à la gouvernance de ce pays », a-t-il détaillé. Mais rien ne sera facile pour Gary Bodeau, bref, pour le nouveau bureau. Tenir des séances régulières à la Chambre basse se révèle toujours une incertitude tant les élus ne sont guère présents au bord de mer. Il va devoir se donner à fond sur ce front.

Quant à savoir si l’APH, regroupement des parlementaires de la majorité dont Gary Bodeau est issu, dispose d’indéboulonnables ministres au gouvernement, le parlementaire se veut du moins circonspect, sinon prudent, voire philosophe. « Il faut poser cette question au président du bloc majoritaire (APH), le député de Léogâne, Wilson Hippolyte. J’ai été aux élections avec le président de la République et j’ai de l’influence sur tous les ministres. Le régime présent ne tombe pas du ciel, c’est le résultat d’une bataille historique. Une bataille que nous avons menée dans l’opposition qui a accouché ce régime », a-t-il dit au cours de cette entrevue exclusive accordée au Nouvelliste. Gary Bodeau, alors même que d’aucuns pensent que le ministre de la Planification n’est pas plus que son faucon, clame qu’il n’a pas de ministre au gouvernement.

Dans un contexte où la question de renvoi de certains ministres inexistants est de plus en plus évoquée dans les couloirs scabreux du pouvoir Tèt kale, le président de la Chambre des députés, qui n’est pas favorable à un départ du très absent Premier ministre Jack Guy Lafontant en vue de « préserver la stabilité », indique tout de même qu’il « faut un remaniement ministériel ». « Un remaniement ministériel donnera un nouveau souffle à ce gouvernement », soutient l’élu de Delmas, 40 ans. Mais Gary Bodeau, politique, relativise. « Il revient au chef du gouvernement de voir si son gouvernement mérite d’être remanié ou pas. Au niveau de la Chambre des députés, nous allons faire mercredi et jeudi des séances de contrôle. Après l’évaluation, les présidents de blocs peuvent avoir à prendre position, mais le remaniement, c’est l’affaire de l’exécutif. »
Gary Bodeau, jeune loup de l’arène politique qui n’a pas peur d’en découdre aux plus vieux, regarde l’année législative avec les yeux grands ouverts sur l’avenir, une année qui sera riche en défis. Quand on lui demande si la mainmise du PHTK sur la Chambre des députés ne va pas hypothéquer le travail parlementaire, constitué de contrôles sur d’éventuelles dérives et de questionnements permanents sur le gouvernement, Bodeau indique que c’est un bureau pluriel qui est institué et qu’aucun parti n’en a le contrôle. Mais il faut comprendre que, à l’exception de Guerda Benjamin, la deuxième secrétaire, tous les autres membres du bureau sont issus de la majorité PHTK et alliés. Sur la très importante question de l’amendement de la Constitution, le président de la.  Chambre basse, conscient du travail de la commission, dit attendre le rapport, histoire de le soumettre à l’appréciation de l’assemblée.

Related posts

Leave a Comment