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​Moïse Jean-Charles rejette le financement accordé à Pitit Desalin

Le financement qu’avait promis le gouvernement Moïse/Lafontant aux 57 partis politiques est désormais disponible. Les partis qui ont eu au moins un élu aux élections passées sont invités par le comité de suivi à venir réclamer leur pactole. Quatre partis politiques ont reçu un chèque symbolique lors d’une cérémonie organisée à la primature le 22 janvier dernier.
Une somme mirobolante pour le PHTK en tête de liste qui partira avec 19,8 millions de gourdes. Mathias Pierre, coordonnateur du comité de suivi de financement des partis et également représentant de VERITE remettra une valeur de 13,4 millions de gourdes au dit parti.  
Les autres partis concernés sont  Kid plus de 10,4 millions de gourdes ; OPL plus de 10 millions de gourdes ; AAA plus de 9,2 millions de gourdes ; Bouclier environ 8,8 millions ; INITE plus de 8,6 millions de gourdes ; Fanmi Lavalas plus de 6 millions de gourdes ; Pitit Dessalines plus de 4,2 millions de gourdes ; LAPEH plus de 4,2 millions de gourdes.
Interrogé par Loop Haïti, le leader de Pitit Desalin, Moïse Jean-Charles a lancé un message clair : « Pitit Desalin n’acceptera pas ces fonds provenant du budget criminel de l’administration Jovenel Moïse ». L’opposant à l’administration en place dit maintenir sa décision en dépit des difficultés économiques que connait son parti.
« Ces fonds sont tirés du budget contre lequel nous nous sommes vivement opposé. Pitit Desalin ne saurait aujourd’hui les accepter » a martelé l’ancien sénateur pour justifier sa position. Moïse Jean-Charles. Il affirme que le budget détériore les conditions économiques de la classe moyenne.
Les membres de Fanmi Lavalas ont, comme Moïse Jean-Charles, juré de ne pas toucher au financement. Questionné par des journalistes du Nouvelliste, le ministre de l’économie et des finances, Jude Alix Salomon a affirmé que leur « part de subvention sera tout simplement retourné au Trésor public ».
Le ministre croit que le financement  « n’implique nullement une allégeance des partis politiques au gouvernement en place. Elle vise essentiellement au renforcement et la structuration de tous les partis légalement aptes à recevoir ces fonds émanant du Trésor public… ».
Cependant, Jude Alix Salomon demande aux partis de bien faire usage de cet argent car ils devront procéder à une reddition de compte à chaque fin budgétaire. Les représentants de Renmen Ayiti n’ont, quant à eux, aucun souci. Ils passeront retirer leur part dès qu’il sera possible, mais promettent, qu’ils présenteront un rapport à chaque année fiscale.

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