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10 nouveaux avocatsstagiaires intègrent les rangs du barreau de PortauPrince

Le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Bernard St-Vil, assisté de la représentante du ministère public, le substitut commissaire Angine Tamara Jean-Louis, a présidé ce lundi 15 janvier 2017 une cérémonie solennelle au cours de laquelle 10 licenciés en droit ont prêté serment à la 3e chambre civile du Palais de justice. Ces anciens « élèves-avocats » de l’École du barreau (ECB) deviennent automatiquement des avocats au barreau de Port-au-Prince avec le statut de stagiaire.
C’est devant un public composé principalement de parents, d’amis, d’avocats, de magistrats et quelques curieux que les dix « élèves-avocats » admis au stage ont juré « d’observer, dans l’exercice de [leur] profession, les principes d’honneur et de dignité qui doivent caractériser les membres de l’ordre des avocats ». Me Sigué Josué, l’un d’entre eux, dans son discours de circonstance, a fait l’éloge du barreau qui, selon lui, se lance dans la « modernité » par « l’encadrement académique et le perfectionnement des avocats ».

Profitant de l’occasion et arborant un rôle de père, le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Bernard St-Vil, après avoir mêlé dans son discours félicitations aux impétrants et hommage aux parents, a conseillé aux nouveaux membres de la basoche de marcher sur les pas de leur saint patron. « L’avocat n’est pas uniquement un plaideur, c’est aussi un conseiller, un défenseur. Il a pour devoir d’assister ses clients », a-t-il souligné à l’attention de ces nouveaux professionnels du droit tout en les invitant à respecter les principes « d’honneur et de dignité ». Il a tenu aussi à féliciter le barreau de Port-au-Prince dans ses déclarations. « S’il y a la détention préventive prolongée, ce n’est pas la faute du barreau qui rend toujours disponibles des avocats », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le substitut commissaire Angine Tamara Jean-Louis a exhorté les hommes de loi fraîchement assermentés de rester dans le droit chemin et de fuir celui de la corruption. Sa prise de parole a surtout été marquée par son désir de voir plus de femmes avocates. Pour rappel, cette nouvelle cohorte de dix avocats-stagiaires compte seulement une femme.

Le conseiller de l’ordre, Me Jean Serge François, s’est dit « heureux » d’accueillir ces avocats en herbe en sa qualité de représentant du barreau de Port-au-Prince qui est un «organe chargé de la surveillance et de la discipline de l’avocat sur le plan moral ». « La tâche qui vous incombe maintenant est de mettre vos compétences professionnelles au service de la société en vue d’une dynamisation des rapports existants pour l’instauration de l’État de droit tant souhaité par tous », a-t-il lancé aux anciens « élèves-avocats ».

De son côté, le directeur de l’École du barreau, Me Frantz Gabriel Nérette, qui est également conseiller de l’ordre, n’a pas caché sa satisfaction par rapport au travail accompli par les avocats en herbe. « Votre accession au titre d’avocat-stagiaire traduit non seulement la fin du cursus de formation que vous avez suivi mais traduit aussi votre désir d’intégrer de manière formelle le Tableau de l’ordre des avocats du  barreau de Port-au-Prince », a-t-il indiqué.

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