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Biondy: Haïti – Scandale : Le Canada ferme son Ambassade en Haïti, mais poursuit les déportations d’haïtiens
15/02/2019

Devant la situation de violence et d’émeutes quotidiennes depuis le 7 février dernier en Haïti, le Canada a décidé de fermer mercredi son Ambassade à Port-au-Prince, affirmant que la situation sera évaluée dans les prochains jours afin d’assurer la sécurité de son personnel et de leurs familles. Ottawa affirme que les services consulaires sont toujours fournis par téléphone ou par email, 24 heures sur 24, et se dit prêt à fournir toute assistance requise par ses ressortissants (1-613-996-8885). Affaires mondiales Canada a modifié sont AVIS concernant les voyages en Haïti, conseillant aux voyageurs d’éviter tout séjour non essentiel dans ce pays.

Par ailleurs, la Mairesse de Montréal Valérie Plante a annoncé jeudi matin la décision de rapatrier les personnels qui étaient en Haïti pour aider les autorités de Port-au-Prince dans le cadre d’un programme de formation sur la perception de taxes foncières.Par contre, un contingent de policiers du Service de police de la Ville de Montréal qui se trouve sur place restera en Haïti.

Cette situation instable et dangereuse en Haïti, n’a pas empêché le Canada d’expulser mercredi vers Port-au-Prince un père et sa fille de 11 ans, alors que la capitale haïtienne était l’objet de violente manifestations. Une décision du Gouvernement Canadien qualifié d’inhumaine de la part de divers organisations de défense.

Rappelons qu’Émanes Desjardins et sa fille qui devaient être déportés dimanche 10 février en Haïti, ne s’étaient pas présenter en raison de la situation alarmante et dangereuse en Haïti. Ils ont été arrêtés mardi par l’Agence des services frontaliers avant d’être expulsés mercredi pour Port-au-Prince.

Interrogé sur cette déportation le bureau de Ministre de l’Immigration a répondu qu’il ne pouvait commenter des cas particuliers ajoutant « Nous traitons ces questions très sérieusement et la décision de renvoyer quelqu’un du Canada n’est pas prise à la légère. Toute personne menacée d’expulsion a droit à une procédure bien établie, qui comprend différents niveaux d’appel… »

Biondy

Haïti – Crise : Premier jour sans manifestation
15/02/2019

Jeudi, après 7 jours de manifestations et de violence, l’opposition semblait avoir fait une pause pour cette 8ème journée. Aucune manifestation significative n’a été rapportée au pays, ce qui a permis une timide reprise des activités dans plusieurs villes du pays…

À Port-au-Prince, la circulation demeurait difficile pour les automobilistes et le transport en commun (rare). Seuls les taxi-motos circulaient dans des rues n’ayant pas encore été entièrement dégagée, parsemées d’obstacles divers : barricades, roches, branches et carcasses de voiture incendiées.

Dans le cœur commercial de la capitale, dans un décors post-émeutes, il y avait peu d’affluence, de nombreux commerces ayant été pillés ou vandalisés étaient fermés…

À Port-au-Prince, plusieurs banques et supermarchés avaient réouvert leurs portes comme à Pétion ville. Dans les magasins beaucoup de produits manquent sur les étagères, les commerçant n’ayant pas pu être réapprovisionnés…

Sur les trottoirs quelques commerces informels étaient prudemment de retour et le nombre de passants était en nette hausse.

Haïti – FLASH : Jovenel Moïse sort de son silence et s’adresse à la Nation
15/02/2019

Après 8 jours de silence, le Président Jovenel Moïse dans un discours pré-enregistrée d’environ 7 minutes diffusée jeudi soir sur la Télévision Nationale d’Haïti (TNH), s’est adressé à la Nation. Une intervention où il a raté l’occasion d’apaiser les esprits et d’annoncer des mesures concrètes pour aider la population, se limitant a dire déclarer « […] J’ai entendu la voix du peuple, je connais les problèmes comme vous. C’est pour cela qu’il va y avoir un ensemble de mesures que le Gouvernement va prendre, j’ai demandé au Premier Ministre de venir vous les expliquer rapidement pour soulager votre misère. ». Des mesures déjà annoncée en Conseil des Ministres le 5 février dernier, lors de l’adoption de la résolution déclarant l’état d’urgence économique au pays, suivi de peu d’effet

Après avoir présenté ses sympathies aux diverses victimes des manifestations, il a rappelé que les manifestations sont un droit mais « il est inacceptable pour que des personnes qui ont des fonctions officielles manifestent aux côtés de chefs de gang armé recherché par la justice [… » faisant référence des photos qui circulent montrant le dangereux Chef de gang Arnel Joseph accompagné de ses partisans solidement armé dans une manifestation de l’opposition. Photo qui a fait réagir jeudi le Sénateur Latortue sur les ondes d’une radio qui a expliqué que selon son analyse, la présence du Chef de gang Arnel Joseph dans une manifestation est une manœuvre planifiée par le pouvoir en place visant à décrédibiliser l’opposition…

Concernant l’insécurité le Chef de l’État a affirmé « […] Je vais continuer de demander au CSPN [Conseil Supérieur de la Police Nationale] de prendre des dispositions pour accompagner la population pour que la sérénité, la Paix et le calme reviennent dans les 4 coins du pays.

la crise que nous traversons, est très grave […] elle menace la fondation du pays, elle a beaucoup de conséquence sur le pays. Il y a des personnes qui ne font pas de démocratie […] qui veulent imposer à la Nation une chose qui n’ai pas bonne pour elle. Il est clair pour tous que c’est seulement le dialogue avec toutes les forces de la Nation qui va nous aider à nous sortir de cette situation

Dans son intervention il a fermement confirmé qu’il n’avait pas l’intention de laisser le pouvoir avant le temp de son mandat « […] Moi Jovenel Moïse, Chef de l’Etat, je ne vais pas lâcher le pays au mains de gangs armés et de trafiquants de drogue.

je demande au CSPN de continuer à prendre des dispositions pour arrêter tout les marchands de drogue, les personnes qui brûlent les policiers, qui sèment le deuil et terrorise la population. »

Puis il a réitéré son ouverture au dialogue pour trouver une solution à la crise, dialogue qui jusqu’a présent a été refusé par l’opposition « Le pays souffre trop. J’ouvre mes bras à toutes les personnes qui sont d’accord avec moi, à venir s’assoir et dialoguer, chercher un consensus large pour trouver un accord politique qui permet de résoudre les problèmes qui bouleversés le pays.

Je demande à toutes les forces vives de la Nation de venir me rejoindre […] pour faire des changements au bénéfice du peuple haïtien, dans un vrai dialogue […] »

A l’issue de la diffusion de cette adresse à la nation, tes tirs sporadiques d’armes automatique ont résonné dans la capitale et de nouvelle barricades enflammées ont été érigées.

Une heure après l’intervention du Président Moïse, le département d’Etat américain qui n’a visiblement pas rassuré l’administration Trump, a fait passer son niveau d’alerte aux voyageurs américains au niveau 4 (sur une échelle de 4) qui est sans appel et qui stipule « Ne voyager pas en Haïti ». Rappelons que dans la journée de jeudi, les autorités américaines ont ordonné le rapatriement des diplomates non essentiel et de leur famille.

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