Editorial

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Le Papier de Rapho, 25 mars 2019…

Mussolini…

Gary Bodeau homme fort du moment ou Jean Henry Ceant, perdu dans un imbroglio… ?

Le 23 mars 2019, Mussolini fonda le mouvement fasciste…Il y avait à l’époque 2 dangers à combattre : le misonéiste de droite et le destructif de gauche ». C’était dans cette ambiance de première guerre 1914-1918 que l’Italie comme beaucoup de pays entra dans une crise profonde sociale et politique ; effondrement de l’économie, endettement, inflation, chômage généralisé. Des situations que nous vivons ici en Haïti en 2019 sans être engagés dans un conflit de guerre totale comme ce fut le cas entre 1914-1918; et pourtant nous présentames toutes les caractéristiques d’un pays après guerre. Il faudrait chercher les causes profondes de cette descente en enfer, de cette similitude de situation de crise: grandes villes paralysées par des grèves à répétition, souvent violentes, colère des paysans et ouvriers agricoles contre les “latifundias”, immenses propriétés détenues par de riches propriétaires absentéistes et généralement mal exploitées.

C’était dans ce contexte que Benito Mussolini, un leader socialiste passé au nationalisme, fonda en 1919, à Milan, en Italie du nord, les Faisceaux italiens de combat (Fasci italiani di combattimento).
Les «fasci» étaient des groupes paramilitaires constitués de laissés-pour-compte (chômeurs, anciens combattants, petits bourgeois aigris, paysans sans terre, jeunes désespérés….).

Mussolini s’en servit pour conquérir le pouvoir par la force, en applicant des théories de l’anarchiste français Georges Sorel, qui prôna la violence, et de Lénine, qui préconisa le recours à une avant-garde de révolutionnaires professionnels.
Le leader italien prôna le combat contre le bolchevisme et le socialisme, mais aussi contre le capitalisme et la démocratie parlementaire. Il instaura une République autoritaire et laïque contre la monarchie constitutionnelle d’alors en vue de restaurer la grandeur et la dignité du pays.

Mussolini rejeta par ailleurs les théories de Karl Marx sur la lutte des classes (ouvriers contre patrons) et se proposa d’établir une société «corporatiste». Dans cette société idéale, patrons et salariés collaboreraient ensemble au bien-être commun au sein d’organisations inspirées des corporations professionnelles du Moyen Âge, qui rassemblaient maîtres, compagnons et apprentis.
Voilà pour Benito Mussolini ; voilà pour un leader.

Après le vote de censure contre Jean Henry Ceant à la chambre des députés des voix s’élevèrent pour proclamer le jeune président de la chambre basse comme un leader en devenir. Une idée retrouvée tout au long de cette interminable transition qui a vu surgir des têtes de turc propulsées en leader dans un pays ou le vide, l’absurde faisaient office de philosophie, de doctrine politique.

Le député Gary Bodeau eut l’honneur de présider une séance ou toutes les conditions étaient réunies pour délibérer, tellement la situation prêta à équivoque. Sans véritable soutien populaire, sans véritable programme, perdu dans un labyrinthe de “quiproquo”, le premier ministre n’avait de soutien que des acteurs en panne d’imagination qui réussirent d’ailleurs à le transformer en dindon de la farce aux yeux de tous.

Il était tôt et même osé de proclamer le jeune Gary Bodeau, même si nous étions en face d’une opposition sans inspiration, d’une classe politique vieillissante, une vielle garde fatiguée, dépassée.

Beneto Mussolini en 1919 comprit les enjeux, propropa, s’impliqua; il fallait dire maintenant à ceux qui présentèrent déjà Gary Bodeau comme le leader émergeant, d’attendre de le voir à l’œuvre ; donner lui du temps pour qu’il prouve son ascension, expose sa philosophie car il n’avait fait que marquer dans un but vide ; le ” Portier ” n’était pas à la hauteur de la tâche face à ce lob astucieux digne d’un Panenka…

Cependant l’avenir du pays appartenait désormais aux Jeunes ; c’était le temps de la “Réforme”. Saisissez le momentum…

Raphaël Théoma Daniel…

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