Éditorial

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Le Papier de Rapho, 20 mars 2019…

Politique : Ceant : Agis ou Débarrasse…

S’acheminerait-on vers l’éclatement de l’assemblée nationale, d’un début d’un conflit entre parlementaire ou d’un mouvement d’envergure dont l’enjeu ne serait que le procès de ce système tant décriée?

Puisqu’il n’y avait aucun recours légal en regard de la loi et dans la constitution Haïtienne, puisque l’assemblée des députés était souveraine, il ne resterait à Jean Henry Ceant et ses alliés la logique de la force s’il ne voulait pas se courber suite au vote de censure infligé par les 93 députés lors de la séance de ce lundi 18 mars 2019.

‘’Il était en rébellion selon maitre Cosmeus’’. Selon maitre Francisco René, ‘’il se couvrait de ridicules ; et s’il persistait dans son entêtement il courrait le risque de se faire arrêté’’.

Quelles étaient les forces du Notaire Ceant, de quoi disposait-il comme ‘’Arsenal’’ (politique, social, argent, appui à l’étranger et en Haïti, sa philosophie, son leadership, sa vision de la république, de l’ordre républicain, sa crédibilité, …) ?

Comme Juan Guaido, ‘’Jean Henry Ceant en rébellion’’ ? Attention à ne pas se tirer dans les pieds en se trompant de cible…

Si on remontait l’histoire, la plus grande rébellion connue était celle racontée dans les récits bibliques dans le livre de la Genèse chapitre 3. Une autre rébellion historique fut celle du sénat de Rome contre Jules César assassiné le 15 mars 44 av. J-C de 24 coups de poignard par 24 personnes et le dernier lui a été assené par son propre fils. Avant de mourir, il regarda Brutus dans les yeux en lançant cette phrase célèbre : ‘’Tu quoque mi fili’’ Toi aussi mon Fils… ? Ce crime politique était l’un des plus marquants de l’histoire.

Certains hommes politiques, des membres de la société civile, du secteur des affaires, des parlementaires et pas des moindres étaient prêts à tout sacrifier pour continuer à jouir des privilèges, même s’ils devaient se cacher durant tous leurs mandats derrière des vitres teintées et blindées, envoyer leurs familles à l’étranger ; tout comme ceux qui se croyaient en sécurité derrière des hauts murs, dans des zones sensées inaccessibles ou une nouvelle nationalité.

Le leader de “Renmen Ayiti” serait-il à ce point un redresseur de tort dans cette société pourrie jusqu’à l’os ou la satisfaction de la jouissance éphémère, l’impunité, la corruption seules comptaient ?

On ne déclarait pas la guerre sans avoir en sa possession les moyens de combattre ; ce système était à bout ; la situation des masses était invivable ; il n’y avait aucun plan sérieux de redressement ; la population principalement les jeunes dans leur frustration n’attendaient qu’un signal clair.

Si vous pouvez être cet élément déclencheur, Monsieur Ceant Bravo, affirmez-vous, foncez, la foule attend, vous attend ; sinon dégagez, débarrassez car vous faites pitié.

Serions-nous face à une rébellion ? L’histoire ne serait tout simplement qu’une continuité ; tout pouvait arriver…

Raphaël Théoma Daniel…

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