Éditorial

Éditorial

Le Papier de Rapho, 19 février 2019…

La Douleur d’un Père…

Lorsque Abraham avait été obligé de se séparer de son premier fils Ismaël né de sa servante égyptienne Agar, son coeur de père avait accusé le choc; mais il s’était résigné à cause de sa situation vis à vis de sa femme Sarah.

Quelque soit les circonstances, la séparation entre parents et enfants n’avait jamais été chose facile. Même dans le cas du plus beau des mariages ou d’une promotion. Que dire quand il était question de séparation forcée, comme le vivait le couple présidentiel haïtien actuellement obligé de se séparer par la force des choses de leur fils.

On oubliait peut-être que Jovenel Moïse était un père au même titre que tous les autres papas; tout comme on avait oublié que François Duvalier était un père doublé d’une fonction de président. Personne n’avait voulu accepté la logique qu’un père, qu’une mère était prêt à tout pour protéger ses enfants.
Au delà des faits de la politique, au delà de la fonction, il y a avait l’homme, les sentiments.

Ceux qui avait vécu des moments de souffrance, lutté pour construire, bâtir l’avenir de leurs enfants savaient comment leurs destins étaient liés jusqu’à la fin de l’histoire.

La politique était une science que malheureusement nous n’utilisions pas en respectant les principes.

La méconnaissance et la non application des règles engendraient des conséquences néfastes pour l’équilibre mental de l’individu. Mais comme disait le vieil adage haïtien : timoun pa rantre nan jandam”…

La Politique parfois était cruelle, ne pardonnait pas, ne laissait pas de place pour les sentiments.

Le pays avait oublié toute aménité; l’homme était devenu individualiste et égocentrique. Nous vivions dans une société sans repère stable dans laquelle les individus étaient amenés à s’adapter sans cesse.

Nous étions à l’ère d’une déliquescence sociale et idéologique qui suivait une courbe dangereuse d’une politique basée sur le néolibéralisme de la démesure; c’est-à-dire fin des idéaux, fin des valeurs, c’était la course vers l’argent facile par tous les moyens en vue de la société de consommation qui nous transformait tous en mercenaire, en agent de déstabilisation.

Il nous faut passer de l’individualisme aux réseaux pour renforcer les interactions humaines, sinon nous oublions l’essentiel : L’Homme, le Voisin, l’Ami, le Papa, le Compatriote dans nos actions et décisions quotidiennes…

Raphaël Théoma Daniel…

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