Éditorial

Éditorial

Le Papier de Rapho…10 février 2019…

Tout ou Rien…

Lors de cette réunion, rien de nouveau n’a été soulevé; sur la table, il s’agissait de vérifier la continuité, la validité des contrats; oui voilà ce qui intéresse ces gens.

J’ai fouillé dans mes livres de philosophie, pour trouver la sagesse nécessaire et comprendre ce qu’on ne nous avait jamais enseigné, c’est-à-dire ce que l’argent procurait vraiment.

J’ai cherché à comprendre cet amour immense, charnel qui liait avec autant d’acharnement des gens à ces objets, ces murs de briques, ces tas de ferrailles transformés en véhicules, ces matières premières devenues breloques, bijoux, pour lesquelles nous sommes prêts à tout détruire.

J’ai cherché à comprendre au nom de quel principe des gens étaient condamnés dès leur naissance; sans jugement, ils ont été désignés coupables et indignes de manger, boire, dormir, respirer.

J’ai cherché à comprendre qui avait distribué les richesses; mais aussi qui avait donné les noms qui marginalisaient ou qui élevaient au rang d’héritiers, de privilégiés.

J’ai peut-être mal appris mes leçons à l’école; tout était vanité me disait-on. M’aurait-on menti à ce point?

Qu’y avait-il vraiment après la mort? Il y avait un truc, il y avait une astuce qui nous dépassait, que procurait l’argent après la mort?

Si à ce carrefour, la course à l’argent paraissait aussi cruciale, quelque chose nous avait échappé.

Je voudrais comprendre comment tout pouvait tourner autour de l’argent, car toutes les discussions de ces dernières heures n’étaient autres que des assurances des contrats à ne pas perdre, de l’argent à récupérer sur les dettes de l’État.

Nous sommes à l’ère des garanties comme si l’argent était l’unique réalité de ce monde.
Voilà comment se négociait la réalité ici en Haïti : Tout ou Rien…

Raphaël Théoma Daniel.

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